- FAIVRE Corinne
- 21 mai 2025
- 3 min de lecture
Comme je l'ai déjà évoqué dans mon post précédent, de nombreux parents d’enfants atypiques se retrouvent confrontés à une errance thérapeutique interminable. Lorsque leur enfant présente des troubles du comportement, des difficultés d’apprentissage ou des particularités inexpliquées, obtenir un diagnostic clair devient un véritable parcours du combattant. Sans réponse précise, il est difficile de trouver les accompagnements adaptés, ce qui engendre frustration, épuisement et sentiment d’impuissance. Dans cet article, nous explorons les obstacles auxquels ces familles font face et les solutions possibles pour les aider à avancer.
Les causes de l'errance thérapeutique
L’absence de diagnostic de l'enfant atypique ou le retard dans son obtention peut avoir de lourdes conséquences sur l’enfant et sa famille.
Voici quelques-unes des principales difficultés rencontrées par les parents :
Un manque de reconnaissance et même de connaissances des troubles : Beaucoup de parents consultent plusieurs professionnels avant qu’un trouble soit identifié, et certains témoignent d’un manque d’écoute ou de considération. Il arrive encore trop souvent que le professionnel qui a fait le bilan, le "balance" par mail sans aucune explication !
Des délais interminables : Les listes d’attente pour voir un spécialiste (neuropsychologue, pédopsychiatre, neuropédiatre) peuvent s’étendre sur plusieurs mois, voire années.
Des avis médicaux divergents : Chaque professionnel apporte son propre éclairage, parfois contradictoire, ce qui peut ajouter à la confusion des parents. Cela s'explique aussi par les comorbidités des troubles (cf mon post précédent)
Un parcours semé d’embûches administratives : Obtenir une reconnaissance officielle (par la MDPH, par exemple) et des aides adaptées peut être un véritable casse-tête, sans parler de l'école et des enseignants qui ne sont pas toujours formés et peu coopératifs.

Comment aider son enfant sans diagnostic clair ?
En attendant un diagnostic précis, certaines approches peuvent améliorer le quotidien de l’enfant et de sa famille :
Observer et noter les comportements : Tenir un journal des manifestations du trouble aide à mieux comprendre les besoins de l’enfant et peut être utile pour les futurs rendez-vous médicaux.
Explorer différentes prises en charge : La psychomotricité, l’orthophonie, la sophrologie ou encore les thérapies comportementales peuvent être bénéfiques, même en l’absence de diagnostic officiel. OK, ça en rajoute au parcours du combattant ! Les parents ont souvent l'impression de trimbaler leur enfant partout ! L'enfant en a souvent marre lui aussi !
S’informer et échanger avec d’autres parents : Les groupes de soutien et les associations spécialisées offrent une écoute précieuse et des conseils pratiques.
Adopter des stratégies éducatives adaptées : Privilégier une communication bienveillante, aménager l’environnement de l’enfant et structurer son quotidien peuvent grandement l’aider.
Préserver son équilibre familial : Il est essentiel que les parents prennent aussi soin d’eux-mêmes pour éviter l’épuisement.
Vers une meilleure reconnaissance des enfants atypiques
De plus en plus d’initiatives visent à réduire l’errance thérapeutique : développement de centres spécialisés, sensibilisation accrue des professionnels de santé et amélioration des parcours de diagnostic. Toutefois, il reste encore du chemin à parcourir pour que chaque enfant reçoive une prise en charge adaptée dans les meilleurs délais.
Conclusion
L’errance thérapeutique des parents d’enfants atypiques est une réalité éprouvante, mais il est possible d’agir en parallèle du processus diagnostique.
L’important est de ne pas rester seul, de se faire accompagner et de tester différentes solutions pour soulager l’enfant et améliorer son bien-être.
Si vous traversez cette situation, partagez votre expérience en commentaire : votre témoignage peut aider d’autres parents à se sentir compris et soutenus.






